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8 Septembre, 2016 par
Dans certains champs pétroliers, le mercure est présent à des niveaux très faibles (ppm) et cette présence peut être néfaste à certains équipements. En effet lorsque l’on veut faire de la récupération de LPG dans le gaz associé, on passe à travers une chaine de distillation pour les récupérer avec une chaine froid obtenue par détente du gaz lui-même dans une turbine de détente (-47°C) et les liquides obtenus sont en général repris par des pompes cryogéniques (-55°C). Les fortes baisses de température entraînent le passage du mercure de gazeux à solide (petites sphères) qui ont un effet dévastateur : Pour les turbines érosion des parties internes et création d’impacts sur la roue en aluminium anodisé pouvant entrainer la destruction partielle de celle-ci et labyrinthes d’étanchéité Pour les pompes cryogéniques à rotor noyé, le mercure entraîne érosion/ corrosion des parties internes chaudes en aluminium, court-circuitage induits stator par porosité du revêtement du fil et la détérioration des roulements par les gouttes solides de mercure Quelle parade pour ce type de problème : - Pour la turbine de détente : Prévoir roue de turbine aluminium avec anodisation profonde et labyrinthes d’étanchéité revêtus nickel - Pour la pompe cryogénique : Prévoir une filtration externe de l’alimentation et une entrée permettant la centrifugation des gouttes mercure solide, remplacement des zones érodables en Aluminium par de l’acier inoxydable et utiliser un fil d’induit avec un revêtement Peek au lieu de Kapton. Turbo expander : Roue turbine de détente : voir impacts du mercure solide Flasque interne turbine : voir les gouttes de mercure Pompe cryogénique Rotor moteur pompe cryogénique : ] Bille de roulement pompe cryogénique Induit stator moteur :

18 Juillet, 2016 par
Le soufre est un produit issu aujourd’hui des champs de gaz soufrés ou des raffineries .Il est soit envoyé sous forme liquide vers les lieux d’utilisation (acide sulfurique, engrais,…) et le surplus est stocké sous forme de piles solides qui sont relativement étanches à l’eau. Par contre les résidus de soufre (reprise front de pile, récupération pied convoyeur, fuites au niveau des unités Claus, … ) sont en général stockés en vrac à l’atmosphère. En général ces stocks de résidus sont vendus à des prix faibles et ensuite refondus en soufre liquide et c’est souvent à ce moment-là que le problème de corrosion arrive : L’action de bactéries en milieu humide sur le stockage de soufre entraîne la création d’acide sulfurique qui est en fait le vecteur de corrosion des aciers noirs. On constate une corrosion généralisée de l’acier et le dépôt d’un produit de corrosion noir qui se dépose dans les installations (échangeurs, filtres,…) qui sont générateurs de coût d’exploitation exorbitants. La parade n’est pas la neutralisation de l’acidité par de la soude (besoins trop importants et création de produits de réaction comme le Na2SO4 que l’on doit ensuite éliminer à des coûts élevés) mais un stockage couvert pour les résidus de soufre et dans le cas de stockage à ciel ouvert à la pulvérisation de biocide sur les zones de stockage et avant transport maritime.

11 Janvier, 2016 par
L'intérêt pour les drones grandit chez l'ex-GDF Suez. L'énergéticien, qui a organisé son premier hackathon sur ce sujet, emploie ces engins pour la pré-inspection de chaudières depuis un an. En avril dernier, Engie (ex-GDF Suez), organisait un hackathon sur le thème des drones, dans les locaux de l'École 42 à Paris. L'objectif du groupe : obtenir des réponses innovantes à certains de ses problèmes, comme la maintenance ou la surveillance de sites industriels. Engagé dans une démarche d'innovation ouverte, Engie a promis d'accompagner les projets vainqueurs. Mais en attendant, l'énergéticien exploite déjà des drones. Hack the Drone Engie À l'issue de son hackathon, Engie a décidé d'incuber les vainqueurs - Crédit : Engie. Dans le cadre du récent projet « Care », l'industriel a mis à profit ces engins volants pour l'inspection visuelle de ses chaudières. De cette façon, il élimine certains risques pour la sécurité liés à des hautes températures, les émissions de gaz ou le confinement de ces espaces. Économiquement, Engie y gagne aussi : plus besoin de déployer des techniciens sur un site pour ce genre d'opération, ni d'installer de coûteux échafaudages. Gain de temps et d'argent Les équipes ne se déplaceront que si une réparation est nécessaire. Grégory Meys, qui travaille sur ce projet pour Engie, nous explique que « les drones ont entraîné une réduction drastique des coûts de maintenance en une année d'utilisation ». Car dans un certain nombre de cas, le diagnostic révèle qu'aucune intervention n'a besoin d'être réalisée. Bien évidemment, ce n'est pas le drone qui dresse ce bilan de sa propre initiative. Le pilotage du drone est assuré par un prestataire spécialisé (LDV). En concertation avec les techniciens d'Engie, l'engin est équipé des bons outils de mesure - le plus souvent, une caméra HD. Lors de l'opération de contrôle, le technicien visionne les images et détermine si la chaudière a besoin d'une intervention. Vers de la modélisation 3D Pour contrôler une installation, cela demande 15 à 30 minutes. Au-delà de 20 minutes de vol par contre, le drone souffre d'un manque d'autonomie. Il faut alors le sortir de la chaudière et l'équiper d'une nouvelle batterie. Au total, le coût d'une opération de contrôle par drone coûte entre 1 500 et 2 000 euros par jour. Le succès de ce programme, nous confie Grégory Meys, fait des émules. D'autres divisions d'Engie se sont montrées intéressées, pour des problématiques équivalentes, par exemple dans la pré-inspection de postes haute-tension. Le système sera d'autant plus efficace prochainement car il va évoluer : à terme, un scan 3D des chaudières sera fait par les drones afin d'automatiser leur plan de vol, et de gagner encore du temps. Source : http://www.clubic.com/pro/actualite-e-business/actualite-771014-engie-drone-chaudiere.html Par Thomas Pontiroli le vendredi 19 juin 2015