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2 Février, 2018 par
CAPITALISATION C’est la somme du vécu de chaque intervenant qui constitue trop souvent l’historique d’une machine. Dans les réunions autour des plans de nouvelles machines à l’ingénierie ou chez les fournisseurs, les professionnels de maintenance qui y participent ne « remontent » principalement que les problèmes qu’ils ont rencontrés dans leur atelier. La maintenance n’est  pas assez méthodique, mais toujours critique vis-à-vis des concepteurs et des fournisseurs d’installations. Elle possède rarement l’historique de toutes les modifications et améliorations apportées tout au long de la vie d’une machine (type carnet d’entretien par exemple). « La capitalisation, c’est un trésor à transmettre » « C’est le passage de l’expérience à la connaissance partageable » (P.Zutter) Avec un turn-over du personnel qui peut être important dans certaines entreprises, les départs en retraite, la sous-traitance de certaines activités, le nombre de projets croissant, l’environnement complexe, incertain, et de plus en plus concurrentiel… la capitalisation est une démarche importante et nécessaire pour une entreprise. La capitalisation d’expériences doit être : 1) Rigoureuse C’est un travail qui part de la pratique, pour enrichir la pratique. La capitalisation doit permettre de tirer des enseignements de l’expérience qui puissent servir à des interventions ultérieures. Les pannes d’une machine, d’une installation suivent en général la loi des 80/20. 80% des pannes sont les mêmes et se reproduisent dans le temps. Mais dans ces 80% il y a des pannes « vicieuses » qui ont été particulièrement perturbantes pour la fabrication, aussi bien en temps d’arrêt (diagnostic long, erroné…) ou en temps de réparation important ( échange d’un réducteur, ou d’un organe nécessitant de lourds moyens de manutention…) qu’en coût (perte de production, main d’œuvre passée, pièces de rechange, prestation extérieure..). C’est ce genre de panne qu’il faut éviter de retrouver et dans la vie de la machine ou de l’installation, et dans les futures machines identiques. Quand on pose la question : « Dismoi ce qui ne va pas sur cette machine », les intervenants ne se souviendront pour la plupart, que des dernières pannes ou seulement des petits tracas quotidiens « avec lesquels on vit »…Mais si l’on pose la question : « on doit refaire une machine identique à celle-ci, que doit-on éviter de reproduire ? » on n’aura qu’une liste incomplète et fausse du vécu, associée à des mémoires défaillantes et sans analyse quantifiée, formalisée. 2) Permanente Elle se fait normalement en cours d’action, en continu, lors de jalons projets, lors de retours d’interventions. Il ne faut pas attendre trop longtemps pour rédiger  quelques lignes qui reprendront,  par exemple,  les raisons d’un arrêt long très perturbant, l’analyse des causes qui en a été faite, les modifications apportées. « Le meilleur moment, c’est tout de suite ». C’est dans la pratique quotidienne de leur activité que les personnels  de maintenance doivent sauvegarder les connaissances acquises durant les dépannages,  les retours d’expérience après une révision générale ou un important démontage, partager les savoirfaire correspondant à une technologie de pointe… 3) Formalisée « Les écrits restent » Les connaissances à capitaliser doivent être explicitées, puis formalisées. Le recueil  des informations permettant de décrire et d’illustrer ce qui a été identifié, l’organisation, les supports, l’archivage… doivent être correctement définis. Exemple de démarche : Après chaque arrêt long (dont le seuil est à définir) un groupe de travail de 3 personnes (intervenants et Méthodes maintenance) remplit le formulaire d’incident majeur. Après avoir indiqué les causes (détectées, analysées) et les remèdes employés (modifications…) ce groupe de travail doit remplir la case « capitalisation ». Une copie de ce formulaire est ensuite rajoutée au dossier machine. Les supports peuvent être variés. Le support papier est disponible sous forme de formulaires à renseigner. L’ensemble des fiches est rangé dans un classeur accessible à tous (faible coût et mise en œuvre rapide). Mais ce type de support présente l’inconvénient d’être réservé à quelques utilisateurs d’un même secteur géographique. Ce type de support est choisi quand la capitalisation enrichit le dossier machine qui reste encore bien souvent sous forme dossier papier. Le support informatique peut être une base de données du type ACCESS ou de simples tableaux EXEL. C’est le cas quand la capitalisation s’intègre à la démarche TPM. Ce support à l’avantage d’être simple d’utilisation (accessible à tous les intervenants, les mises à jour et les sauvegardes faciles) mais aussi transférable d’un secteur à un autre. Ce qui permet au personnel de maintenance de communiquer des retours d’expérience à d’autres  sites différents qui utilisent aussi le même type de matériel, les mêmes technologies… La démarche de formalisation peut se faire de 2 manières différentes : elle peut être conduite par une seule personne (Méthode maintenance par exemple) qui recueille les données auprès des experts ou des intervenants et qui les formalise ensuite, ou par auto-capitalisation par les collaborateurs eux-mêmes. La capitalisation est l’affaire de tous : Le savoir appartient et se trouve auprès de ceux qui sont les acteurs de l’action. Il appartient au responsable de maintenance d’animer son équipe pour que chacun se sente responsable du savoir qu’il peut transmettre. Ce n’est pas seulement l’affaire d’un service ingénierie ou du GATM (groupe d’assistance technique maintenance) de l’atelier. C’est valoriser ce que l’on sait faire, c’est modéliser les savoirs pour ne pas les perdre.                La capitalisation est d’abord locale. Elle  est pratiquée au niveau atelier, par les intervenants les plus proches des installations. Mais dans des entreprises suffisamment grandes pour avoir plusieurs sites de production plus ou moins identiques, la capitalisation doit « rayonner » sur l’ensemble des secteurs. C’est un des objectifs des « Clubs Métiers » chez RENAULT. Un Club Métier est une instance regroupant, trimestriellement,  les responsables maintenance d’un même métier des différents sites, instance de réflexions et d’élaborations de propositions orientées sur les performances industrielles du métier. A partir d’une base de données d’indicateurs, elle identifie les points durs, les « best practices », propose des standards du  métier, les cibles de performances et de coûts, les organisations, les objectifs du métier. Elle est pilotée par un des responsables maintenance. C’est un excellent  moyen très apprécié de tous les participants pour capitaliser l’expérience de chacun et en faire part à tous. L’ordre du jour prévoit à chaque réunion, « un tour de table » spécifique pour ce partage. Ainsi donc, la capitalisation est en maintenance une véritable richesse qu’il convient de gérer au mieux. L’intégration de savoir-faire consolidés dans des processus industriels améliore leur productivité et leur compétitivité. Partager ses connaissances ne favorise-t-il pas l’autonomie, n’est-il pas valorisant de formaliser les meilleures pratiques de l’entreprise, de les faire progresser et de lui apporter ainsi des gains en termes de coûts, délais et de qualité. Olivier http://ingenieursdemaintenance.blogspot.fr http://clubdesingenieursdemaintenance.blogspot.fr

28 Août, 2017 par
Au cœur d’une stratégie de maintenance des actifs industriels, les notions d’Asset Management et de Fiabilité semblent être une évidence. Mais qu’en est-il vraiment de leur mise en oeuvre ? La maintenance, confrontée aux défis techniques liés aux contraintes économiques, pourrait souffrir d’une vision à court terme. L’Asset Management est une approche globale pour améliorer la performance économique à long terme des infrastructures techniques. La prise en compte de la fiabilité dès la conception et durant le cycle de vie d’un produit industriel en est une autre. Au travers d’exemples concrets dans le domaine de la fabrication en série et de la gestion des infrastructures techniques, nos intervenants illustrent ces leviers d’amélioration de la compétitivité des entreprises. Conférence organisée par le Groupe Professionnel Arts et Métiers Maintenance & Fiabilité. lien vers la vidéo : Asset Management et Fiabilité **Chapitrage de la vidéo :** Minutage : 00 :00 – 26 :30 / Fiabilité en amont des projets Nicolas SEUGÉ - Expert Technique Qualité chez CARRIER TRANSICOLD INDUSTRIES Pourquoi attendre des pannes pour décider des plans d’amélioration et de maintenance ? La fiabilité peut et doit s’intégrer en amont des projets lors du développement ou de modifications de produits en série. 26 :30 – 58 :00 / Asset Management appliqué au secteur de l'eau et aux infrastructures urbaines David ALEXANDRE - Executive Vice President chez TILIA GMBH Plusieurs leviers sont possibles : diagnostic, optimisation du besoin (criticité, maintenance conditionnelle, etc.), optimisation de l’efficacité de la maintenance (planification et ordonnancement, … ), l’optimisation des investissements de renouvellement (gestion patrimoniale).  58 :00 – 1 : 26 : 00 / Théorie fiabiliste appliquée Philippe HINFRAY - Gérant Créateur de P2H-Global / Optimisation de la maintenance Techniquement, les stratégies de maintenance ont fortement évolué depuis l’entretien dans les années 1950 : il fallait réparer vite. Les bases théoriques de la fiabilité sont abordées.

2 Août, 2017 par
SAVOIR GERER L’EXTERNALISATION DE LA MAINTENANCE Le Responsable Maintenance se pose un jour ou l'autre, dans son Entreprise ou son usine, les questions suivantes au sujet de la sous-traitance de certaines activités de son secteur : - que dois-je sous-traiter? - que dois-je absolument conserver et ne pas sous-traiter ? - comment bien sous-traiter ? Quelles sont les règles de l'art en la matière ? - comment bien définir mon besoin, pour avoir des coûts les mieux définis et les moins élevés ? - comment mesurer et comparer les performances (en qualité, en coût, en compétence...)? RAISONS DE SOUS-TRAITER Assistance Technique (ex: pendant la montée en cadence de nouvelles installations). Flexibilité ou contraintes (compétences d'appoint, adaptation à la demande du marché) , organisation ( 2x8 , 3x8) , démarrage usine nouvelle ). Aide pour installations spécifiques, pointues- Expert haute technicité (compétences difficiles à acquérir ou à maintenir, faible nombre d'installations). Activités spécifiques dont la fréquence est trop faible pour justifier l'entretien de compétences. Activités répétitives à faible valeur ajoutée en compétence (ex : réparations, nettoyage bureaux et abords, entretien pelouses...). Activités trop éloignées des métiers pour y être intégrées - recentrage sur le coeur du métier (ex : laser). Contraintes réglementaires (appareils de levage, de lutte contre incendie, accumulateurs ...). Coût externe inférieur à coût interne - Pour améliorer la productivité opérationnelle, les ratios économiques. Globalisation d'activités (ex : réparations) - Lots groupés multi-techniques. NE PAS SOUS-TRAITER Le suivi permanent du processus industriel. La maintenance des installations critiques, stratégiques pour le process ( maîtrise des opérations ) L'auto-maintenance TPM : maintenance autonome : nettoyage - interventions et préventif niveaux 1 et 2. Le savoir-faire (« le core business »), l'expertise, les filières Métiers. Les tâches qui contribuent au maintien des compétences (ex : automatisme, robotique …). Les activités qui garantissent à tout moment la sûreté d'une installation. Le pilotage de la fiabilisation, des améliorations, des actions de progrès (capitalisation). L'encadrement, le pilotage, le suivi des travaux : planification, ordonnancement, conduite des opérations de maintenance. Les méthodes maintenance, l'ingénierie Maintenance centrale usine. Le pilotage des systèmes d'infos maintenance. Garder la maîtrise d'ouvrage de toutes les activités, la coordination des intervenants. Quand il y a une disponibilité de ressources internes (ex: utilisation du personnel à aptitude réduite dans un atelier de réparation). Si le coût externe est supérieur au coût interne. LES REGLES DE L'ART PREPARATION :  Réaliser un cahier des charges bien défini, validé par l'exploitant (le client) - avec les derniers alignements techniques . Il faut absolument réaliser, au sein d’une entreprise , un cahier des charges type qui sera le support standard utilisé par tous les acteurs de maintenance qui ont à passer un marché, qui permettra de définir correctement les prestations attendues et les objectifs à atteindre et de ne pas oublier des précisions ou des thèmes à aborder, et d’une manière identique pour tous les fournisseurs consultés (le cadre de réponses rendra plus facile les comparaisons). Prévoir pour les contrats supérieurs à 1 an, une clause de productivité annuelle, quantifiable (hors formule théorique). Prévoir des contrats avec clause de réversibilité (avec préavis de 3 mois). Prévoir des contrats avec accord de coopération (durée, renouvellement, bonus / malus, productivité ...) - objectifs de progrès partagés. La motivation du fournisseur de prestations de maintenance sera d’autant plus importante que la coopération proposée est du type « gagnant-gagnant », que les objectifs (atteignables) sont récompensés s’ils sont tenus. La confiance mutuelle (« carte sur table ») est alors fortement souhaitable. Prévoir des contrats pluriannuels, de durées les plus longues (3 ans et plus). Les durées longues permettent de négocier plus efficacement les marchés et les contrats, aussi bien pour les fournisseurs que pour les demandeurs. Par contre un fournisseur qui ne donne pas satisfaction sera plus difficilement exclus et son contrat interrompu (sauf si les critiques et les causes d’insatisfaction sont flagrantes, démontrées, quantifiées). Etre financièrement acceptable : Rentabilité des coûts (les plus globaux) de sous-traitance. Il est souvent difficile de comparer des solutions de maintenances sous-traitées par rapport à des maintenances assurées en interne car on risque d’oublier dans les chiffrages des coûts indirects (ex : l’énergie, certains outillages spécifiques nécessaires, des manutentions, des pièces de consommation, des surfaces de stockage, des prestations complémentaires ponctuelles d’autres intervenants…). Transformation des coûts fixes en coûts variables. CONSULTATION : Globaliser par métiers, par technologie, par site ... Réduire le nombre de sous-traitants prestations multi-techniques. Exiger une qualité des Prestataires : Professionnalisme et stabilité, compétence des intervenants, maîtrise d'œuvre. S'assurer d'une adaptabilité satisfaisante aux évolutions de périmètre, de volume, d'organisation, de technologie. Imposer une obligation de résultats quantifiables, mesurables (critères de réception). Identifier des indicateurs contractuels de résultats : fiables, utiles, agréés par tous les acteurs, pertinents quant au besoin industriel. Responsabiliser le prestataire sur le volume de production du site. Donner de la visibilité aux prestataires pour qu'ils soient aussi une force de proposition. Respecter la confidentialité d'échange, en consultation, et la confidentialité Produit après la commande. MISE EN OEUVRE : S'assurer que les dossiers machines sont accessibles et complets : documentation, historiques, nomenclatures, pièces de Rechange. Garder la maîtrise de l'audit - Exercer des contrôles pour dégager des axes de progrès ou se remettre en question. S’assurer de la mise en place d’indicateurs fiables et objectifs, permettant l’évaluation des prestataires. Limiter au maximum les interventions de la maintenance interne après passage des prestataires extérieurs Réceptionner les travaux (jalons définis en contenus et respectés en délais), éliminer les contentieux par une préparation efficace de ces réceptions. Organiser des réunions planifiées opérationnelles Production - Maintenance - Prestataire, et leurs suivis. Organiser des réunions planifiées d'avancement des actions de progrès et de capitalisation. Suivre l'état des dépenses Pièces de rechange. Expliquer les raisons de "faire ou faire-faire" au personnel interne dialogue social, transparence… Assurer une bonne collaboration Achats / services techniques : panel des fournisseurs, Cahier des Charges, durée prestation, contrat, résultats ... REMARQUES GENERALES Attention à la perte de savoir-faire par sous-traitance - Se recentrer sur les métiers de base. En phase de démarrage d'une nouvelle usine, la maintenance du process et du patrimoine peut être sous-traitée, avant une reprise en main en interne, progressive et plus ou moins limitée, en commençant par les experts et l'ingénierie maintenance. Ne pas sous-traiter sans avoir analyser, au préalable, le bon et plein emploi des ressources internes.

11 Janvier, 2016 par
L'intérêt pour les drones grandit chez l'ex-GDF Suez. L'énergéticien, qui a organisé son premier hackathon sur ce sujet, emploie ces engins pour la pré-inspection de chaudières depuis un an. En avril dernier, Engie (ex-GDF Suez), organisait un hackathon sur le thème des drones, dans les locaux de l'École 42 à Paris. L'objectif du groupe : obtenir des réponses innovantes à certains de ses problèmes, comme la maintenance ou la surveillance de sites industriels. Engagé dans une démarche d'innovation ouverte, Engie a promis d'accompagner les projets vainqueurs. Mais en attendant, l'énergéticien exploite déjà des drones. Hack the Drone Engie À l'issue de son hackathon, Engie a décidé d'incuber les vainqueurs - Crédit : Engie. Dans le cadre du récent projet « Care », l'industriel a mis à profit ces engins volants pour l'inspection visuelle de ses chaudières. De cette façon, il élimine certains risques pour la sécurité liés à des hautes températures, les émissions de gaz ou le confinement de ces espaces. Économiquement, Engie y gagne aussi : plus besoin de déployer des techniciens sur un site pour ce genre d'opération, ni d'installer de coûteux échafaudages. Gain de temps et d'argent Les équipes ne se déplaceront que si une réparation est nécessaire. Grégory Meys, qui travaille sur ce projet pour Engie, nous explique que « les drones ont entraîné une réduction drastique des coûts de maintenance en une année d'utilisation ». Car dans un certain nombre de cas, le diagnostic révèle qu'aucune intervention n'a besoin d'être réalisée. Bien évidemment, ce n'est pas le drone qui dresse ce bilan de sa propre initiative. Le pilotage du drone est assuré par un prestataire spécialisé (LDV). En concertation avec les techniciens d'Engie, l'engin est équipé des bons outils de mesure - le plus souvent, une caméra HD. Lors de l'opération de contrôle, le technicien visionne les images et détermine si la chaudière a besoin d'une intervention. Vers de la modélisation 3D Pour contrôler une installation, cela demande 15 à 30 minutes. Au-delà de 20 minutes de vol par contre, le drone souffre d'un manque d'autonomie. Il faut alors le sortir de la chaudière et l'équiper d'une nouvelle batterie. Au total, le coût d'une opération de contrôle par drone coûte entre 1 500 et 2 000 euros par jour. Le succès de ce programme, nous confie Grégory Meys, fait des émules. D'autres divisions d'Engie se sont montrées intéressées, pour des problématiques équivalentes, par exemple dans la pré-inspection de postes haute-tension. Le système sera d'autant plus efficace prochainement car il va évoluer : à terme, un scan 3D des chaudières sera fait par les drones afin d'automatiser leur plan de vol, et de gagner encore du temps. Source : http://www.clubic.com/pro/actualite-e-business/actualite-771014-engie-drone-chaudiere.html Par Thomas Pontiroli le vendredi 19 juin 2015

11 Janvier, 2016 par
Intel entre concrètement sur le marché du drone en rachetant le fabricant allemand Ascending Technologies. L'américain s'intéresse au vol autonome et aux professionnels. Après avoir noué un premier partenariat il y a tout juste un an avec le concepteur de drones allemands Ascending Technologies, et y être entré - de façon minoritaire - au capital, Intel profite du salon CES de Las Vegas (du 6 au 9 janvier 2016) pour annoncer le rachat de cette société, qui emploie à ce jour 75 salariés. Suivez ici les dernières annonces du CES 2016 de Las Vegas. L'américain s'était intéressé à ce fabricant pour y implémenter sa caméra RealSense, que l'on pourrait résumer à un Kinect made in Intel. Inaugurée an janvier 2015, cette technologie s'appuie sur trois lentilles, dont une caméra standard, une infrarouge et un projecteur infrarouge. À elles trois, elles promettent une batterie de possibilités, comme calculer la distance entre des objets, ou encore séparer plusieurs plans. RealSense prend tout son sens Embarquée dans un drone, une caméra RealSense lui permet d'analyser son environnement afin d'éviter des obstacles, et d'entrevoir la possibilité de se mouvoir en autonomie. Un champ qui intéresse aussi GoPro, qui vient de se porter acquéreur de la start-up suisse Skybotix, dont la spécialité est de modéliser en temps réel en 3D l'espace - intérieur ou extérieur - où évolue le drone, pour qu'il puisse se déplacer seul, et sans GPS. Drone Falcon 8 Les champs d'applications du Falcon 8 vont de la maintenance industrielle à la surveillance de sites ou même la livraison - Crédit : Ascending Technologies. Pour Intel, il s'agit de s'installer plus concrètement encore dans l'univers de l'Internet des objets, qu'il espère transformer en prochain relai de croissance - lui qui a raté le tournant des smartphones, et qui voit de moins en moins de perspectives sur son marché historique des PC. Pour cela, l'américain compte aussi sur son architecture basse consommation Curie. Intel est également présent au sein du capital du français Sigfox. En rachetant Ascending Technologies - pour un montant inconnu -, Intel cherchera des débouchés auprès des professionnels, un marché encore sous-représenté à en croire une récente étude de Xerfi. Détentrice de quatre brevets, cette société fondée en 2007 s'est aussi spécialisée dans le vol autonome via son logiciel de planification AscTec Navigator. Son principal produit est le Falcon 8, un aéronef non habité octocoptère. Pour l'anecdote, ce drone s'est récemment illustré avec ses fresques lumineuses, grâce à son logiciel de planification de vol, sa technologie de stabilisation, et une capture avec un temps d'exposition long. Source : http://www.clubic.com/salon-informatique-tic/ces/actualite-791124-intel-drones-ascend-technologies.html Par Thomas Pontiroli le mardi 05 janvier 2016