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11 Janvier, 2016 par
L'intérêt pour les drones grandit chez l'ex-GDF Suez. L'énergéticien, qui a organisé son premier hackathon sur ce sujet, emploie ces engins pour la pré-inspection de chaudières depuis un an. En avril dernier, Engie (ex-GDF Suez), organisait un hackathon sur le thème des drones, dans les locaux de l'École 42 à Paris. L'objectif du groupe : obtenir des réponses innovantes à certains de ses problèmes, comme la maintenance ou la surveillance de sites industriels. Engagé dans une démarche d'innovation ouverte, Engie a promis d'accompagner les projets vainqueurs. Mais en attendant, l'énergéticien exploite déjà des drones. Hack the Drone Engie À l'issue de son hackathon, Engie a décidé d'incuber les vainqueurs - Crédit : Engie. Dans le cadre du récent projet « Care », l'industriel a mis à profit ces engins volants pour l'inspection visuelle de ses chaudières. De cette façon, il élimine certains risques pour la sécurité liés à des hautes températures, les émissions de gaz ou le confinement de ces espaces. Économiquement, Engie y gagne aussi : plus besoin de déployer des techniciens sur un site pour ce genre d'opération, ni d'installer de coûteux échafaudages. Gain de temps et d'argent Les équipes ne se déplaceront que si une réparation est nécessaire. Grégory Meys, qui travaille sur ce projet pour Engie, nous explique que « les drones ont entraîné une réduction drastique des coûts de maintenance en une année d'utilisation ». Car dans un certain nombre de cas, le diagnostic révèle qu'aucune intervention n'a besoin d'être réalisée. Bien évidemment, ce n'est pas le drone qui dresse ce bilan de sa propre initiative. Le pilotage du drone est assuré par un prestataire spécialisé (LDV). En concertation avec les techniciens d'Engie, l'engin est équipé des bons outils de mesure - le plus souvent, une caméra HD. Lors de l'opération de contrôle, le technicien visionne les images et détermine si la chaudière a besoin d'une intervention. Vers de la modélisation 3D Pour contrôler une installation, cela demande 15 à 30 minutes. Au-delà de 20 minutes de vol par contre, le drone souffre d'un manque d'autonomie. Il faut alors le sortir de la chaudière et l'équiper d'une nouvelle batterie. Au total, le coût d'une opération de contrôle par drone coûte entre 1 500 et 2 000 euros par jour. Le succès de ce programme, nous confie Grégory Meys, fait des émules. D'autres divisions d'Engie se sont montrées intéressées, pour des problématiques équivalentes, par exemple dans la pré-inspection de postes haute-tension. Le système sera d'autant plus efficace prochainement car il va évoluer : à terme, un scan 3D des chaudières sera fait par les drones afin d'automatiser leur plan de vol, et de gagner encore du temps. Source : http://www.clubic.com/pro/actualite-e-business/actualite-771014-engie-drone-chaudiere.html Par Thomas Pontiroli le vendredi 19 juin 2015

8 Septembre, 2016 par
Dans certains champs pétroliers, le mercure est présent à des niveaux très faibles (ppm) et cette présence peut être néfaste à certains équipements. En effet lorsque l’on veut faire de la récupération de LPG dans le gaz associé, on passe à travers une chaine de distillation pour les récupérer avec une chaine froid obtenue par détente du gaz lui-même dans une turbine de détente (-47°C) et les liquides obtenus sont en général repris par des pompes cryogéniques (-55°C). Les fortes baisses de température entraînent le passage du mercure de gazeux à solide (petites sphères) qui ont un effet dévastateur : Pour les turbines érosion des parties internes et création d’impacts sur la roue en aluminium anodisé pouvant entrainer la destruction partielle de celle-ci et labyrinthes d’étanchéité Pour les pompes cryogéniques à rotor noyé, le mercure entraîne érosion/ corrosion des parties internes chaudes en aluminium, court-circuitage induits stator par porosité du revêtement du fil et la détérioration des roulements par les gouttes solides de mercure Quelle parade pour ce type de problème : - Pour la turbine de détente : Prévoir roue de turbine aluminium avec anodisation profonde et labyrinthes d’étanchéité revêtus nickel - Pour la pompe cryogénique : Prévoir une filtration externe de l’alimentation et une entrée permettant la centrifugation des gouttes mercure solide, remplacement des zones érodables en Aluminium par de l’acier inoxydable et utiliser un fil d’induit avec un revêtement Peek au lieu de Kapton. Turbo expander : Roue turbine de détente : voir impacts du mercure solide Flasque interne turbine : voir les gouttes de mercure Pompe cryogénique Rotor moteur pompe cryogénique : ] Bille de roulement pompe cryogénique Induit stator moteur :

14 Juin, 2017 par
COMMENT BIEN AUTOMATISER Les responsables de maintenance, qui participent avec les services (ou bureaux) d’ingénierie, à la conception d’automatisations de leurs processus, se posent, avant toute décision, les questions suivantes : - Quand pouvons-nous automatiser un processus sans faire courir un risque de non fiabilité à la production, des surcoûts à l’Entreprise, des échecs aux bureaux d’étude et aux constructeurs de moyens ? - Quelle est la bonne stratégie d’automatisation ? Comment réussir le passage d’un mode manuel à un mode automatisé ? - Quels sont les critères d’automatisation ? La complexité des automatismes est une composante importante de la complexité produit-process et donc des coûts et de la performance. Savoir faire simple n’est pas toujours évident. Des rentabilités estimées peuvent avoir été surévaluées. Des fiabilités prévisionnelles difficiles à atteindre et à maintenir. Un personnel de maintenance insuffisamment formé. Peut-être faut-il commencer par préciser les différents moyens correspondant aux différents niveaux d’automatisation. On peut par exemple citer : - Les aide-opérateurs qui sont des moyens simples pour manutentionner des charges lourdes (du type palonnier suspendu à un équilibreur) - Les assistances qui sont des installations simples, support d’un outillage géométrique, plus ou moins mécanisées, avec ou sans automate ou séquenceur, à nombre limité d’actionneurs, pilotées par un opérateur. - Les moyens semi-automatiques qui sont des installations plus ou moins mécanisées, avec automate ou séquenceur, avec des actionneurs permettant de faire une partie du cycle en automatique et une autre partie en manuel, pilotées par un opérateur. - Les moyens automatiques qui sont des installations mécanisées avec automate ou séquenceur, avec des actionneurs permettant de faire l’ensemble du cycle en automatique, sans opérateur. Nous pouvons alors préconiser pour ces moyens semi-automatiques et automatiques, le respect des principes suivants : 1) Développer une culture de limitation de l’automatisation. Surtout automatiser au juste nécessaire. Inutile de vouloir automatiser systématiquement une fonction entière : préhension, pose, vissage ou encollage, évacuation (l’approvisionnement automatique des vis peut poser par exemple des problèmes) 2) Gérer l’innovation par palier. On peut par exemple prévoir d’abord un moyen semi-automatique (avec maintien d’un opérateur) avant de passer directement à un moyen totalement automatique. C’est une manière de maîtriser graduellement la fiabilité et les performances, en étalant les coûts d’investissement. C’est aussi amener dans un atelier des niveaux d’automatisation en nombre progressif permettant aux personnes en production et en maintenance de « digérer » toutes les nouveautés. C’est avoir une démarche de progrès continu. 3) Définir des critères d’automatisation, propres aux métiers ou à l’entreprise. Pour bien automatiser, il faut : - a) Un produit adapté (accessibilité et jeux de passage, précision de positionnement, pilotes et trous pour pilotage, référencements : « bien poser, c’est bien prendre », surfaces d’encollage suffisantes, trajectoires de vissage directes…. Il est impératif que les tolérances demandées aux constructeurs d’automatismes , soient au préalable « négociées » et contractuelles avec le bureau d’études produit ( tolérances de positionnement, de réglage, de serrage, d’affleurage, de remplissage…) - b) Une faible diversité du produit (il faut éviter les changements d’outils, de platine de manutention, de table de vissage…) - c)Une rentabilité satisfaisante ( prendre en compte tous les paramètres : main d’œuvre, qualité, retouches, sécurité, énergies…) - d) Une fiabilité prévisionnelle contractuelle avec le fournisseur mais aussi avec la production Augmenter la fiabilité, c’est prévoir un minimum d’actionneurs, un minimum de pièces en mouvement, c’est maîtriser les référentiels et les dispersions par des pilotes , des plaques flottantes (rendre les moyens les plus tolérants, décontraindre, évaluer des dispersions réalistes, faire les chaînes de cotes)…c’est séparer les fonctions ( de pose et de fixation par vissage par exemple), c’est utiliser des moyens standards déjà connus dans l’atelier ou l’usine : robots, tables de manutention, ascenseurs/descenseurs, visseuses… 4) Développer l’assurance qualité des études et des réalisations des automatismes. Toute la fiabilité se joue dès la conception du moyen : nombre d’actionneurs, technologies employées, dimensionnement des structures, des mécanismes, des moteurs, des vérins…, qualité du passage des câbles et de leur hygiène, accessibilité des organes (prévoir la facilité de leur échange. L’ordre chronologique et les accessibilités de premier montage chez le constructeur de machines ne sont pas les mêmes qu’en dépannage sur site). 5) Faciliter le diagnostic de la panne. Intégrer dans les programmes automates le maximum de paramètres de surveillance d’états, fournir dans les synoptiques un maximum d’information pour aider aux diagnostics des pannes, visualiser l’état des détecteurs de proximité, visualiser les zones de fonctionnement normal sur les appareils de mesure… 6) Développer les recyclages automatiques. Il est souvent très long et très perturbant de recycler en mode manuel une installation automatisée, liée à des manutentions de pièces (ou non), arrêtée en plein milieu de son cycle pour une raison inconnue. C’est alors dans ce cas que bien souvent des solutions de « forçages » entrainent des catastrophes (casses, temps passé, coûts, perte de pièces, non qualité, retouches…) 7) Prévoir les marches de substitution. En cas de panne de l’installation automatisée, la marche de substitution permet de produire, dans des conditions particulières de temps de cycle, de gamme opératoire (rajout d’opérateurs), avec un niveau de qualité respecté. elle peut être constituée d’une partie de l’installations automatisées (chargement/déchargement pièce par exemple, vissage, manutention…) ou d’un autre moyen indépendant du moyen principal (chariot, assistance opérateur, circuit parallèle de manutention…) La marche de substitution doit être « douloureuse » pour forcer la production et la maintenance à maintenir en état l’installation principale. Une installation trop souvent en panne et qui peut être très facilement remplacée par sa marche de substitution (autre petit moyen manuel par exemple), ne se verra pas pris suffisamment en considération et avec persévérance, dans des plans d’améliorations conséquents. C’est tellement facile de rajouter un ou deux opérateurs et de redémarrer la production. Elle doit être prévue dès la conception du moyen principal, intégrée au cahier des charges. Les procédures de mise en œuvre et d’utilisation, doivent figurer dans le Dossier d’exploitation du moyen. Mais elle n’est pas systématique (pas pour les manutentions de pièces par exemple, pas pour des installations dont la marche de substitution serait trop compliquée) 8) Capitaliser, réinvestir l’expérience. « Copier c’est gagner », standardiser, aboutir à des moyens « catalogue ».On n’investit qu’une partie des études, un complément, une adaptation. On bénéficie des plans d’améliorations et de fiabilisation successifs apportés sur les installations existantes identiques par les intervenants du (ou des) site(s). Ceci nécessite en premier lieu la bonne tenue des carnets d’entretien des installations sur site avec leur historique d’arrêts longs, de modifications, de temps de cycle, de leurs conditions initiales. Des dossiers machines complets et actualisés. « Ceux qui oublient le passé, se condamnent à le revivre »(G.Santayana) 9) Développer les compétences internes. Les compétences associées aux moyens automatiques doivent être anticipées, définies dès les études des moyens et des AMDEC et les formations nécessaires doivent être réalisées chez les fournisseurs des moyens. La meilleure des formations consiste à assister et à participer chez eux, aux premiers essais et premières mises au point des moyens. Ce personnel de maintenance ainsi formé, pourra jouer le rôle de formateur relais pour les autres professionnels de maintenance du site. 10) Mieux utiliser les compétences externes. Des contrats peuvent être passés aux démarrages des installations avec le fournisseur du moyen pour une assistance technique, limitée en durée, permettant aux professionnels de maintenance de s’approprier et maîtriser ces moyens. Avec le risque d’une présence du fournisseur trop longue , freinant et retardant la prise en main par le personnel de maintenance du site (plus le fournisseur reste, et moins la maintenance est intéressée pour prendre la main, c’est tellement plus facile…).De plus, le fournisseur dépanneur aura tendance à masquer certains petits défauts ou arrêts courts répétitifs, à reporter ces dysfonctionnements sur une qualité produit insuffisante ou des dispersions produit trop grandes, et retarder la montée en fiabilité de l’installation. Quand doit-on automatiser ? - Quand des conditions de travail sont pénibles, l’automatisation permet d’éviter des maladies professionnelles, supprime des postes d’opérateurs les bras en l’air, dans des postures pénibles ou manipulant des charges lourdes, dans des conditions de température difficiles (sorties de four…) - Quand une qualité ou des tolérances sont difficiles à obtenir en manuel, l’automatisation permet d’obtenir des résultats constamment bons. C’est le cas de la dépose de cordon de mastic ou d’étanchéité par exemple, ou de couples de serrage de sécurité importants à respecter. - Quand des conditions d’hygiène s’imposent et le permettent (industries alimentaires, pharmaceutiques...) - Quand des processus de fabrication nécessitent un fonctionnement rapide et continu, à temps de cycle très court (exemple l’embouteillage, la verrerie, certaines industries alimentaires…) - Quand la mécanisation et l’automatisation est simple et peu coûteuse (manutentions par bandes transporteuses, par convoyeurs…) - Quand une gestion d’articles ou de produits automatisée permet d’éviter des erreurs humaines d’orientations, de collectages, de tris (logistique, bagagerie, tri postal…) - Quand une augmentation de productivité est ainsi possible. Ainsi donc, c’est en participant très tôt à la conception produit, que les services de maintenance investissent pour les futures performances de leurs installations, pour une fiabilité prévisionnelle optimale, une montée en cadence conforme aux prévisions. Les services de maintenance usine ont leur mot à dire sur le choix des futures automatisations, leurs niveaux, les technologies utilisées. Des cahiers des charges standards prenant en compte une expérience formalisée et définissant des conditions quantifiées de démarrage et d’atteinte des objectifs de performance, des réceptions d’installations testées chez les fournisseurs dans des situations les plus proches de la réalité, une formation des opérateurs et des professionnels de maintenance anticipée, voilà les conditions de réussite d’une bonne automatisation d’un processus. « Le confort et la sophistication sont source d’ennuis. La simplicité et la rusticité sont gages de performances »

2 Août, 2017 par
SAVOIR GERER L’EXTERNALISATION DE LA MAINTENANCE Le Responsable Maintenance se pose un jour ou l'autre, dans son Entreprise ou son usine, les questions suivantes au sujet de la sous-traitance de certaines activités de son secteur : - que dois-je sous-traiter? - que dois-je absolument conserver et ne pas sous-traiter ? - comment bien sous-traiter ? Quelles sont les règles de l'art en la matière ? - comment bien définir mon besoin, pour avoir des coûts les mieux définis et les moins élevés ? - comment mesurer et comparer les performances (en qualité, en coût, en compétence...)? RAISONS DE SOUS-TRAITER Assistance Technique (ex: pendant la montée en cadence de nouvelles installations). Flexibilité ou contraintes (compétences d'appoint, adaptation à la demande du marché) , organisation ( 2x8 , 3x8) , démarrage usine nouvelle ). Aide pour installations spécifiques, pointues- Expert haute technicité (compétences difficiles à acquérir ou à maintenir, faible nombre d'installations). Activités spécifiques dont la fréquence est trop faible pour justifier l'entretien de compétences. Activités répétitives à faible valeur ajoutée en compétence (ex : réparations, nettoyage bureaux et abords, entretien pelouses...). Activités trop éloignées des métiers pour y être intégrées - recentrage sur le coeur du métier (ex : laser). Contraintes réglementaires (appareils de levage, de lutte contre incendie, accumulateurs ...). Coût externe inférieur à coût interne - Pour améliorer la productivité opérationnelle, les ratios économiques. Globalisation d'activités (ex : réparations) - Lots groupés multi-techniques. NE PAS SOUS-TRAITER Le suivi permanent du processus industriel. La maintenance des installations critiques, stratégiques pour le process ( maîtrise des opérations ) L'auto-maintenance TPM : maintenance autonome : nettoyage - interventions et préventif niveaux 1 et 2. Le savoir-faire (« le core business »), l'expertise, les filières Métiers. Les tâches qui contribuent au maintien des compétences (ex : automatisme, robotique …). Les activités qui garantissent à tout moment la sûreté d'une installation. Le pilotage de la fiabilisation, des améliorations, des actions de progrès (capitalisation). L'encadrement, le pilotage, le suivi des travaux : planification, ordonnancement, conduite des opérations de maintenance. Les méthodes maintenance, l'ingénierie Maintenance centrale usine. Le pilotage des systèmes d'infos maintenance. Garder la maîtrise d'ouvrage de toutes les activités, la coordination des intervenants. Quand il y a une disponibilité de ressources internes (ex: utilisation du personnel à aptitude réduite dans un atelier de réparation). Si le coût externe est supérieur au coût interne. LES REGLES DE L'ART PREPARATION :  Réaliser un cahier des charges bien défini, validé par l'exploitant (le client) - avec les derniers alignements techniques . Il faut absolument réaliser, au sein d’une entreprise , un cahier des charges type qui sera le support standard utilisé par tous les acteurs de maintenance qui ont à passer un marché, qui permettra de définir correctement les prestations attendues et les objectifs à atteindre et de ne pas oublier des précisions ou des thèmes à aborder, et d’une manière identique pour tous les fournisseurs consultés (le cadre de réponses rendra plus facile les comparaisons). Prévoir pour les contrats supérieurs à 1 an, une clause de productivité annuelle, quantifiable (hors formule théorique). Prévoir des contrats avec clause de réversibilité (avec préavis de 3 mois). Prévoir des contrats avec accord de coopération (durée, renouvellement, bonus / malus, productivité ...) - objectifs de progrès partagés. La motivation du fournisseur de prestations de maintenance sera d’autant plus importante que la coopération proposée est du type « gagnant-gagnant », que les objectifs (atteignables) sont récompensés s’ils sont tenus. La confiance mutuelle (« carte sur table ») est alors fortement souhaitable. Prévoir des contrats pluriannuels, de durées les plus longues (3 ans et plus). Les durées longues permettent de négocier plus efficacement les marchés et les contrats, aussi bien pour les fournisseurs que pour les demandeurs. Par contre un fournisseur qui ne donne pas satisfaction sera plus difficilement exclus et son contrat interrompu (sauf si les critiques et les causes d’insatisfaction sont flagrantes, démontrées, quantifiées). Etre financièrement acceptable : Rentabilité des coûts (les plus globaux) de sous-traitance. Il est souvent difficile de comparer des solutions de maintenances sous-traitées par rapport à des maintenances assurées en interne car on risque d’oublier dans les chiffrages des coûts indirects (ex : l’énergie, certains outillages spécifiques nécessaires, des manutentions, des pièces de consommation, des surfaces de stockage, des prestations complémentaires ponctuelles d’autres intervenants…). Transformation des coûts fixes en coûts variables. CONSULTATION : Globaliser par métiers, par technologie, par site ... Réduire le nombre de sous-traitants prestations multi-techniques. Exiger une qualité des Prestataires : Professionnalisme et stabilité, compétence des intervenants, maîtrise d'œuvre. S'assurer d'une adaptabilité satisfaisante aux évolutions de périmètre, de volume, d'organisation, de technologie. Imposer une obligation de résultats quantifiables, mesurables (critères de réception). Identifier des indicateurs contractuels de résultats : fiables, utiles, agréés par tous les acteurs, pertinents quant au besoin industriel. Responsabiliser le prestataire sur le volume de production du site. Donner de la visibilité aux prestataires pour qu'ils soient aussi une force de proposition. Respecter la confidentialité d'échange, en consultation, et la confidentialité Produit après la commande. MISE EN OEUVRE : S'assurer que les dossiers machines sont accessibles et complets : documentation, historiques, nomenclatures, pièces de Rechange. Garder la maîtrise de l'audit - Exercer des contrôles pour dégager des axes de progrès ou se remettre en question. S’assurer de la mise en place d’indicateurs fiables et objectifs, permettant l’évaluation des prestataires. Limiter au maximum les interventions de la maintenance interne après passage des prestataires extérieurs Réceptionner les travaux (jalons définis en contenus et respectés en délais), éliminer les contentieux par une préparation efficace de ces réceptions. Organiser des réunions planifiées opérationnelles Production - Maintenance - Prestataire, et leurs suivis. Organiser des réunions planifiées d'avancement des actions de progrès et de capitalisation. Suivre l'état des dépenses Pièces de rechange. Expliquer les raisons de "faire ou faire-faire" au personnel interne dialogue social, transparence… Assurer une bonne collaboration Achats / services techniques : panel des fournisseurs, Cahier des Charges, durée prestation, contrat, résultats ... REMARQUES GENERALES Attention à la perte de savoir-faire par sous-traitance - Se recentrer sur les métiers de base. En phase de démarrage d'une nouvelle usine, la maintenance du process et du patrimoine peut être sous-traitée, avant une reprise en main en interne, progressive et plus ou moins limitée, en commençant par les experts et l'ingénierie maintenance. Ne pas sous-traiter sans avoir analyser, au préalable, le bon et plein emploi des ressources internes.

1 Février, 2017 par
Il y a des chantiers de maintenance de grande envergure, et celui là en fait partie : La révision du porte avion "Charles de Gaulle" ! Le porte avion va être immobilisé pour une durée prévisionnelle de 18 mois, jusqu'à l'été 2018 au minimum. Cette deuxième révision programmée intervient à mi-vie (date de mise en service : 2001) et aura lieu dans l'arsenal de Toulon. Il s'agira de la plus importante refonte de sa carrière. En plus des travaux d'entretien et de maintenance classique, une modernisation des systèmes de combat et du système de propulsion sont prévues. Les travaux de maintenance comprendrons entre autre une révision complète : - de la machinerie nucléaire (deux réacteurs), - des deux arbres porte-hélices, - du réseau électrique - du système de stabilisation du bâtiment à la mer. Les travaux porteront également sur le système de combat avec une remise à niveau de différents senseurs, capteurs, radars et moyens de télécommunications. Enfin, le navire sera mis au standard "tout Rafale" avec le démontage des installations qui permettaient de mettre en oeuvre le chasseur-bombardier SEM (Super Etendard Modernisé) désormais retiré du service. Durant l'immobilisation du Charles de Gaulle, les pilotes de Rafale devraient pouvoir conserver leurs qualifications à l'appontage et au catapultage en opérant à partir de porte-avions américains. Coût estimé : supérieur à 1,3 milliards d'Euros. A suivre !

25 Février, 2017 par
Depuis 25 ans que nous avons mis en service les premiers capteurs MECASON® sur des machines, nous avons pu mettre en évidence des comportements surprenants de roulements qui se sont normalisés par des appoints de graisse. L'analyse de ces bizarreries nous a conduits à nous interroger sur leurs causes. Et nous avons lancé une étude (réalisée dans les laboratoires de mécanique de l'ENSAM, boulevard de l'Hôpital à Paris) sur l'impact du jeu de fonctionnement sur sa stabilité. Cette étude dont le rapport est disponible sur le site www.mecason.com a mis en évidence que le jeu radial du roulement a un impact direct sur la facilité à assurer sa bonne lubrification, surtout lorsque celle-ci se fait à la graisse. Dans les catalogues des fabricants de roulements, il est bien noté qu'un roulement doit fonctionner avec un jeu minimal proche du jeu nul, mais personne ne semble vraiment se soucier de ce détail. Ainsi, tous les fabricants de moteurs électriques utilisent des roulements à jeu C3 qui souvent posent des problèmes de durée de vie et parfois de dégradation brutale. Ce n'est pas forcément mieux sur les machines réceptrices, en particulier les ventilateurs dont les paliers accueillent généralement des roulements à rotule montés sur manchon conique. Les fabricants de roulements conseillent généralement de contrôler le serrage de ces manchons coniques en surveillant la réduction du jeu. Nous ne partageons pas du tout cette façon d'opérer ; pour nous et en nous appuyant sur les résultats de l'étude évoquée plus haut, seule la valeur absolue du jeu après montage n'a de sens. Par ailleurs, cette étude ainsi nos retours d'expériences ont montré que d'une graisse à une autre, l'efficacité d'un appoint et sa durée d'action peuvent faire apparaître des différences considérables. Dans le cadre de l'étude, les étudiants ont découvert en laboratoire des différences de durée d'efficacité d'un graissage allant de 1 à 6. Un client, sur une génératrice d'une centrale hydroélectrique avait une alarme MECASON® au bout de deux jours de fonctionnement ; après avoir changé de formule de graisse, un appoint tous les deux mois est apparu suffisant. En vingt cinq ans de commercialisation des appareils MECASON®, nous avons acquis une expérience unique que nous serons heureux de partager. N'hésitez pas à déposer vos commentaires où nous interroger via notre site.

1 Avril, 2017 par
I. DE QUOI S’AGIT-IL ? - 3 pôles de compétences communs Energétique Maintenance Mécatronique - 2 idées Force communes Développement durable Modernisation de l’outil industriel : l’industrie du futur - 1 but Promotion de la filière de formation technologique du C.A.P. au Doctorat en répondant aux besoins évolutifs des industriels II. COMMENT ? - De nombreux sites et actions de formation Lycée Général Lycée Technologique Lycée Professionnel Classes préparatoires B.T.S. Licence Professionnelle GRETA C.F.A. Diplômes d’Ingénieurs généralistes et de spécialité Masters Spécialisés Doctorats - Des voies de formation diversifiées Formation initiale : scolaire supérieure apprentissage Formation continue : professionnalisation autres (C.I.F., modules …) - Des projets fédérateurs et transverses adaptés à l'ensemble de la chaine de formation technologique du C.A.T. : Îlot énergétique urbain Réalisation de drones pour usages spécifiques (conception, réalisation et usage de solutions drones) Smart Boulevard Carnot, vitrine dédiée aux nouvelles technologies urbaines III. CAMPUS AIXOIS DE TECHNOLOGIE Le Lycée Vauvenargues et le Campus Arts et Métiers d'Aix en Provence, menant des actions complémentaires sur différents segments de la formation technologique, envisagent d'unir leurs stratégies en créant au cœur d'Aix en Provence, le Campus Aixois de Technologie (CAT). Ce campus offrira un continuum de formations technologiques allant du CAP au doctorat à plus de 3000 élèves-étudiants et contribuera à la promotion des métiers de la technologie au cœur d'un bassin industriel très actif sur les filières numérique, aéronautique et des énergies dé-carbonées. Le CAT s'appuiera sur la dynamique engendrée par la création du pôle de médiation scientifique technique et industriel Arts et Métiers (MEDIASTIAM), projet inscrit au CPER PACA 2016-2020 (6,9 M€). Ce projet fortement soutenu par la CPA (MPM), le CD13 et le PO FEDER 2014-2020, sera, sur 2000 m2, un vaste espace de travail collaboratif qui aura une mission prioritaire de promotion de la technologie et animera des actions incitatives auprès des jeunes: conférences, JPO commune, soutien scolaire, actions incitatives en faveur de l'entreprenariat. Ces actions pourront être menées en partenariat avec l'Académie des Technologies.

25 Mai, 2017 par
Solutions robotisées pour la maintenance intérieure de conduites forcées hydrauliques et rénovation de tuyauterie pour des diamètres 200 mm à plus de 2500 mm, Battakarst a été créée à la fin 2015 à l’initiative des sociétés Hydrokarst, à Sassenage, et Battaglino à Tullins. Le reportage : http://www.maintenancia.com/index.php/video/play/13/battakarst-la-maintenance-revisit%C3%A9e-on-vimeo/   Tiré du site Arts&Métiers TV

14 Juin, 2016 par
Avant de s'intéresser aux phénomènes mécaniques et chimiques qui influent sur la durée de vie d'un appareil de robinetterie, il convient préalablement de définir ce que sont les appareils de robinetterie à usage industriel. Dans le langage courant, ces appareils sont très régulièrement confondus avec la robinetterie domestique qui utilise des appareils de conception, de matériaux et d'usages totalement différents. En effet, ces appareils de plomberie ne véhiculent aucun produit dangereux mais exclusivement de l'eau et ce, à des pressions de service extrêmement faibles (inférieures à 10 bars). La robinetterie industrielle, quant à elle, permet de véhiculer sous de très fortes pressions (de 10 à 420 bars pour les appareils les plus courants) des fluides extrêmement divers dont certains sont parfois corrosifs, dangereux, nocifs ou explosifs. Pouvant être indifféremment installés sur une ligne véhiculant de l'huile, de l'essence ou un gaz, les appareils de robinetterie industrielle se doivent d'assurer une parfaite étanchéité tant interne pour assurer la sécurité de l'unité de production, qu'externe pour assurer la sécurité du personnel intervenant. Les industries utilisant ces mêmes appareils vont de l'usine de fabrication de mayonnaise ou de savon aux sites SEVESO véhiculant des produits dangereux et/ou toxiques. La robinetterie industrielle est constituée de 4 grandes familles d'appareils : - les vannes, - les robinets, - les clapets, - les robinets à boisseaux Bien évidemment, chacune de ses familles se décline également en de très nombreuses sous catégories présentant des conceptions extrêmement diverses et variées. Les vannes : Ces appareils représentent la majorité des appareils de robinetterie industrielle. Les vannes sont constituées de 4 éléments principaux : - un corps (généralement fabriqué acier moulé en fonderie) - deux sièges Ces pièces usinées sur machine-outil sont généralement fabriquées dans un acier inoxydable. Ces sièges sont ensuite insérés dans le corps de vanne puis soudés - un obturateur Cette pièce de fonderie vient se poser sur les 2 sièges et ainsi obturer le passage du fluide. Dans la position du schéma, la vanne est "fermée". - une tige de manœuvre Cette pièce également confectionnée sur machine outil permet, par l'intermédiaire du volant, de monter ou de descendre l'obturateur dans le corps de la vanne pour ouvrir ou fermer la veine de fluide. La vue éclatée ci-après, permet de visualiser ces différentes parties. Les mouvements ascendants et descendants de la tige de manœuvre permettent à l'obturateur de monter et descendre dans le corps de la vanne (l'obturateur coulissant sur des "rails" appelées barrettes de guidage). L'obturateur qui présente deux faces d'étanchéité spécifiquement usinées, vient se poser sur ses deux sièges qui sont également spécifiquement usinés. Ainsi et malgré des pressions pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines de bars, le fluide est "bloqué" et ne peut circuler. Dans le langage industriel courant, ces appareils sont appelés des "vannes de barrage". A suivre ...

28 Août, 2017 par
Au cœur d’une stratégie de maintenance des actifs industriels, les notions d’Asset Management et de Fiabilité semblent être une évidence. Mais qu’en est-il vraiment de leur mise en oeuvre ? La maintenance, confrontée aux défis techniques liés aux contraintes économiques, pourrait souffrir d’une vision à court terme. L’Asset Management est une approche globale pour améliorer la performance économique à long terme des infrastructures techniques. La prise en compte de la fiabilité dès la conception et durant le cycle de vie d’un produit industriel en est une autre. Au travers d’exemples concrets dans le domaine de la fabrication en série et de la gestion des infrastructures techniques, nos intervenants illustrent ces leviers d’amélioration de la compétitivité des entreprises. Conférence organisée par le Groupe Professionnel Arts et Métiers Maintenance & Fiabilité. lien vers la vidéo : Asset Management et Fiabilité **Chapitrage de la vidéo :** Minutage : 00 :00 – 26 :30 / Fiabilité en amont des projets Nicolas SEUGÉ - Expert Technique Qualité chez CARRIER TRANSICOLD INDUSTRIES Pourquoi attendre des pannes pour décider des plans d’amélioration et de maintenance ? La fiabilité peut et doit s’intégrer en amont des projets lors du développement ou de modifications de produits en série. 26 :30 – 58 :00 / Asset Management appliqué au secteur de l'eau et aux infrastructures urbaines David ALEXANDRE - Executive Vice President chez TILIA GMBH Plusieurs leviers sont possibles : diagnostic, optimisation du besoin (criticité, maintenance conditionnelle, etc.), optimisation de l’efficacité de la maintenance (planification et ordonnancement, … ), l’optimisation des investissements de renouvellement (gestion patrimoniale).  58 :00 – 1 : 26 : 00 / Théorie fiabiliste appliquée Philippe HINFRAY - Gérant Créateur de P2H-Global / Optimisation de la maintenance Techniquement, les stratégies de maintenance ont fortement évolué depuis l’entretien dans les années 1950 : il fallait réparer vite. Les bases théoriques de la fiabilité sont abordées.