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2 Août, 2017 par
SAVOIR GERER L’EXTERNALISATION DE LA MAINTENANCE Le Responsable Maintenance se pose un jour ou l'autre, dans son Entreprise ou son usine, les questions suivantes au sujet de la sous-traitance de certaines activités de son secteur : - que dois-je sous-traiter? - que dois-je absolument conserver et ne pas sous-traiter ? - comment bien sous-traiter ? Quelles sont les règles de l'art en la matière ? - comment bien définir mon besoin, pour avoir des coûts les mieux définis et les moins élevés ? - comment mesurer et comparer les performances (en qualité, en coût, en compétence...)? RAISONS DE SOUS-TRAITER Assistance Technique (ex: pendant la montée en cadence de nouvelles installations). Flexibilité ou contraintes (compétences d'appoint, adaptation à la demande du marché) , organisation ( 2x8 , 3x8) , démarrage usine nouvelle ). Aide pour installations spécifiques, pointues- Expert haute technicité (compétences difficiles à acquérir ou à maintenir, faible nombre d'installations). Activités spécifiques dont la fréquence est trop faible pour justifier l'entretien de compétences. Activités répétitives à faible valeur ajoutée en compétence (ex : réparations, nettoyage bureaux et abords, entretien pelouses...). Activités trop éloignées des métiers pour y être intégrées - recentrage sur le coeur du métier (ex : laser). Contraintes réglementaires (appareils de levage, de lutte contre incendie, accumulateurs ...). Coût externe inférieur à coût interne - Pour améliorer la productivité opérationnelle, les ratios économiques. Globalisation d'activités (ex : réparations) - Lots groupés multi-techniques. NE PAS SOUS-TRAITER Le suivi permanent du processus industriel. La maintenance des installations critiques, stratégiques pour le process ( maîtrise des opérations ) L'auto-maintenance TPM : maintenance autonome : nettoyage - interventions et préventif niveaux 1 et 2. Le savoir-faire (« le core business »), l'expertise, les filières Métiers. Les tâches qui contribuent au maintien des compétences (ex : automatisme, robotique …). Les activités qui garantissent à tout moment la sûreté d'une installation. Le pilotage de la fiabilisation, des améliorations, des actions de progrès (capitalisation). L'encadrement, le pilotage, le suivi des travaux : planification, ordonnancement, conduite des opérations de maintenance. Les méthodes maintenance, l'ingénierie Maintenance centrale usine. Le pilotage des systèmes d'infos maintenance. Garder la maîtrise d'ouvrage de toutes les activités, la coordination des intervenants. Quand il y a une disponibilité de ressources internes (ex: utilisation du personnel à aptitude réduite dans un atelier de réparation). Si le coût externe est supérieur au coût interne. LES REGLES DE L'ART PREPARATION :  Réaliser un cahier des charges bien défini, validé par l'exploitant (le client) - avec les derniers alignements techniques . Il faut absolument réaliser, au sein d’une entreprise , un cahier des charges type qui sera le support standard utilisé par tous les acteurs de maintenance qui ont à passer un marché, qui permettra de définir correctement les prestations attendues et les objectifs à atteindre et de ne pas oublier des précisions ou des thèmes à aborder, et d’une manière identique pour tous les fournisseurs consultés (le cadre de réponses rendra plus facile les comparaisons). Prévoir pour les contrats supérieurs à 1 an, une clause de productivité annuelle, quantifiable (hors formule théorique). Prévoir des contrats avec clause de réversibilité (avec préavis de 3 mois). Prévoir des contrats avec accord de coopération (durée, renouvellement, bonus / malus, productivité ...) - objectifs de progrès partagés. La motivation du fournisseur de prestations de maintenance sera d’autant plus importante que la coopération proposée est du type « gagnant-gagnant », que les objectifs (atteignables) sont récompensés s’ils sont tenus. La confiance mutuelle (« carte sur table ») est alors fortement souhaitable. Prévoir des contrats pluriannuels, de durées les plus longues (3 ans et plus). Les durées longues permettent de négocier plus efficacement les marchés et les contrats, aussi bien pour les fournisseurs que pour les demandeurs. Par contre un fournisseur qui ne donne pas satisfaction sera plus difficilement exclus et son contrat interrompu (sauf si les critiques et les causes d’insatisfaction sont flagrantes, démontrées, quantifiées). Etre financièrement acceptable : Rentabilité des coûts (les plus globaux) de sous-traitance. Il est souvent difficile de comparer des solutions de maintenances sous-traitées par rapport à des maintenances assurées en interne car on risque d’oublier dans les chiffrages des coûts indirects (ex : l’énergie, certains outillages spécifiques nécessaires, des manutentions, des pièces de consommation, des surfaces de stockage, des prestations complémentaires ponctuelles d’autres intervenants…). Transformation des coûts fixes en coûts variables. CONSULTATION : Globaliser par métiers, par technologie, par site ... Réduire le nombre de sous-traitants prestations multi-techniques. Exiger une qualité des Prestataires : Professionnalisme et stabilité, compétence des intervenants, maîtrise d'œuvre. S'assurer d'une adaptabilité satisfaisante aux évolutions de périmètre, de volume, d'organisation, de technologie. Imposer une obligation de résultats quantifiables, mesurables (critères de réception). Identifier des indicateurs contractuels de résultats : fiables, utiles, agréés par tous les acteurs, pertinents quant au besoin industriel. Responsabiliser le prestataire sur le volume de production du site. Donner de la visibilité aux prestataires pour qu'ils soient aussi une force de proposition. Respecter la confidentialité d'échange, en consultation, et la confidentialité Produit après la commande. MISE EN OEUVRE : S'assurer que les dossiers machines sont accessibles et complets : documentation, historiques, nomenclatures, pièces de Rechange. Garder la maîtrise de l'audit - Exercer des contrôles pour dégager des axes de progrès ou se remettre en question. S’assurer de la mise en place d’indicateurs fiables et objectifs, permettant l’évaluation des prestataires. Limiter au maximum les interventions de la maintenance interne après passage des prestataires extérieurs Réceptionner les travaux (jalons définis en contenus et respectés en délais), éliminer les contentieux par une préparation efficace de ces réceptions. Organiser des réunions planifiées opérationnelles Production - Maintenance - Prestataire, et leurs suivis. Organiser des réunions planifiées d'avancement des actions de progrès et de capitalisation. Suivre l'état des dépenses Pièces de rechange. Expliquer les raisons de "faire ou faire-faire" au personnel interne dialogue social, transparence… Assurer une bonne collaboration Achats / services techniques : panel des fournisseurs, Cahier des Charges, durée prestation, contrat, résultats ... REMARQUES GENERALES Attention à la perte de savoir-faire par sous-traitance - Se recentrer sur les métiers de base. En phase de démarrage d'une nouvelle usine, la maintenance du process et du patrimoine peut être sous-traitée, avant une reprise en main en interne, progressive et plus ou moins limitée, en commençant par les experts et l'ingénierie maintenance. Ne pas sous-traiter sans avoir analyser, au préalable, le bon et plein emploi des ressources internes.

5 Juillet, 2016 par
Les drones ATEX en milieu industriel sont porteurs d'économies -Outil de pré-inspection des ouvrages :corrosion racks, torches et plateformes unités chimiques, déplacement des supports de tuyauterie, qualité isolation calorifuges(caméra thermique), inspection des pipe-line gaz ou liquides ….. -Outil de diagnostic d’exploitation : Rondes d’exploitation Fuites légères de soupapes non canalisées, fuites corrosions de tuyauteries inaccessibles, délimitation zones sous gaz ,… -Outil d’aide à la gestion des plans d’urgence: Vue de zones inaccessibles par l’homme, délimitation des zones sous gaz, levée d’alerte, …. Ils ont, en plus du coût de l'intervention moindre, pour avantage de limiter les temps d'intervention sur unités et donc de limiter les pertes de production

1 Avril, 2017 par
Sujet : Action collaborative formation chef de projet Drones pour les entreprises industrielles Au cours de recherches d'opportunités pédagogiques dans le champ de la maintenance, il s’avère qu’émerge un besoin important, des grosses entreprises de divers secteurs d’activité, pour la qualification et l’embauche de personnels qualifiés dont la mission serait de mener à bien des projets d’investigation par drone et d’analyse de données. L’objectif, dans un premier temps est de faire le lien entre la formation initiale et continue jusqu’au BTS et de proposer au candidat un parcours supérieur avec une année de spécialisation avec l’ENSAM pour former de futurs chefs de projet Drone à destination de grandes entreprises industrielles. Voici les objectifs tels qu’ils peuvent être présentés : - ouvrir une formation type Module spécifique, de 1 an, et destinée à des détenteurs de BTS Maintenance des Systèmes - former le stagiaire (maîtrisant déjà la problématique Maintenance) à réaliser un cahier des charges voire une étude préalable qui viserait à répondre à un besoin de Maintenance pour laquelle le drone serait une solution; - placer ce stagiaire dans une entreprise voulant s'engager dans un tel projet, mais n'ayant pas les connaissances nécessaires, ni le réseau correspondant (ce qui est le cas général pour les entreprises co-traitantes de ce domaine); - s'appuyer sur un réseau d'intervenants pouvant apporter leur expertise et aide (entreprises partenaires, BTS Systèmes numériques, Prépa, STI, BTS Aéronautique ...). Le stagiaire pourrait ainsi, à l'issue de cette année, apporter une expression claire du besoin de l'entreprise concernée. Aucune réalisation du drone ne serait alors effectuée à ce moment. Viendrait donc ensuite une mise en relation avec des laboratoires ou entreprises partenaires, pour action dégrossie. Le Master Spécialisé "Créateur de solutions drones" que l’ENSAM propose pourrait aussi être une très bonne finalité pour cette entreprise souhaitant s'investir dans un tel projet (pour former le futur cadre responsable ... pourquoi pas le stagiaire). Le fil rouge de cette démarche est la Maintenance, et la technologie liée au Drone.

28 Août, 2017 par
Au cœur d’une stratégie de maintenance des actifs industriels, les notions d’Asset Management et de Fiabilité semblent être une évidence. Mais qu’en est-il vraiment de leur mise en oeuvre ? La maintenance, confrontée aux défis techniques liés aux contraintes économiques, pourrait souffrir d’une vision à court terme. L’Asset Management est une approche globale pour améliorer la performance économique à long terme des infrastructures techniques. La prise en compte de la fiabilité dès la conception et durant le cycle de vie d’un produit industriel en est une autre. Au travers d’exemples concrets dans le domaine de la fabrication en série et de la gestion des infrastructures techniques, nos intervenants illustrent ces leviers d’amélioration de la compétitivité des entreprises. Conférence organisée par le Groupe Professionnel Arts et Métiers Maintenance & Fiabilité. lien vers la vidéo : Asset Management et Fiabilité **Chapitrage de la vidéo :** Minutage : 00 :00 – 26 :30 / Fiabilité en amont des projets Nicolas SEUGÉ - Expert Technique Qualité chez CARRIER TRANSICOLD INDUSTRIES Pourquoi attendre des pannes pour décider des plans d’amélioration et de maintenance ? La fiabilité peut et doit s’intégrer en amont des projets lors du développement ou de modifications de produits en série. 26 :30 – 58 :00 / Asset Management appliqué au secteur de l'eau et aux infrastructures urbaines David ALEXANDRE - Executive Vice President chez TILIA GMBH Plusieurs leviers sont possibles : diagnostic, optimisation du besoin (criticité, maintenance conditionnelle, etc.), optimisation de l’efficacité de la maintenance (planification et ordonnancement, … ), l’optimisation des investissements de renouvellement (gestion patrimoniale).  58 :00 – 1 : 26 : 00 / Théorie fiabiliste appliquée Philippe HINFRAY - Gérant Créateur de P2H-Global / Optimisation de la maintenance Techniquement, les stratégies de maintenance ont fortement évolué depuis l’entretien dans les années 1950 : il fallait réparer vite. Les bases théoriques de la fiabilité sont abordées.

11 Janvier, 2016 par
Intel entre concrètement sur le marché du drone en rachetant le fabricant allemand Ascending Technologies. L'américain s'intéresse au vol autonome et aux professionnels. Après avoir noué un premier partenariat il y a tout juste un an avec le concepteur de drones allemands Ascending Technologies, et y être entré - de façon minoritaire - au capital, Intel profite du salon CES de Las Vegas (du 6 au 9 janvier 2016) pour annoncer le rachat de cette société, qui emploie à ce jour 75 salariés. Suivez ici les dernières annonces du CES 2016 de Las Vegas. L'américain s'était intéressé à ce fabricant pour y implémenter sa caméra RealSense, que l'on pourrait résumer à un Kinect made in Intel. Inaugurée an janvier 2015, cette technologie s'appuie sur trois lentilles, dont une caméra standard, une infrarouge et un projecteur infrarouge. À elles trois, elles promettent une batterie de possibilités, comme calculer la distance entre des objets, ou encore séparer plusieurs plans. RealSense prend tout son sens Embarquée dans un drone, une caméra RealSense lui permet d'analyser son environnement afin d'éviter des obstacles, et d'entrevoir la possibilité de se mouvoir en autonomie. Un champ qui intéresse aussi GoPro, qui vient de se porter acquéreur de la start-up suisse Skybotix, dont la spécialité est de modéliser en temps réel en 3D l'espace - intérieur ou extérieur - où évolue le drone, pour qu'il puisse se déplacer seul, et sans GPS. Drone Falcon 8 Les champs d'applications du Falcon 8 vont de la maintenance industrielle à la surveillance de sites ou même la livraison - Crédit : Ascending Technologies. Pour Intel, il s'agit de s'installer plus concrètement encore dans l'univers de l'Internet des objets, qu'il espère transformer en prochain relai de croissance - lui qui a raté le tournant des smartphones, et qui voit de moins en moins de perspectives sur son marché historique des PC. Pour cela, l'américain compte aussi sur son architecture basse consommation Curie. Intel est également présent au sein du capital du français Sigfox. En rachetant Ascending Technologies - pour un montant inconnu -, Intel cherchera des débouchés auprès des professionnels, un marché encore sous-représenté à en croire une récente étude de Xerfi. Détentrice de quatre brevets, cette société fondée en 2007 s'est aussi spécialisée dans le vol autonome via son logiciel de planification AscTec Navigator. Son principal produit est le Falcon 8, un aéronef non habité octocoptère. Pour l'anecdote, ce drone s'est récemment illustré avec ses fresques lumineuses, grâce à son logiciel de planification de vol, sa technologie de stabilisation, et une capture avec un temps d'exposition long. Source : http://www.clubic.com/salon-informatique-tic/ces/actualite-791124-intel-drones-ascend-technologies.html Par Thomas Pontiroli le mardi 05 janvier 2016

11 Janvier, 2016 par
L'intérêt pour les drones grandit chez l'ex-GDF Suez. L'énergéticien, qui a organisé son premier hackathon sur ce sujet, emploie ces engins pour la pré-inspection de chaudières depuis un an. En avril dernier, Engie (ex-GDF Suez), organisait un hackathon sur le thème des drones, dans les locaux de l'École 42 à Paris. L'objectif du groupe : obtenir des réponses innovantes à certains de ses problèmes, comme la maintenance ou la surveillance de sites industriels. Engagé dans une démarche d'innovation ouverte, Engie a promis d'accompagner les projets vainqueurs. Mais en attendant, l'énergéticien exploite déjà des drones. Hack the Drone Engie À l'issue de son hackathon, Engie a décidé d'incuber les vainqueurs - Crédit : Engie. Dans le cadre du récent projet « Care », l'industriel a mis à profit ces engins volants pour l'inspection visuelle de ses chaudières. De cette façon, il élimine certains risques pour la sécurité liés à des hautes températures, les émissions de gaz ou le confinement de ces espaces. Économiquement, Engie y gagne aussi : plus besoin de déployer des techniciens sur un site pour ce genre d'opération, ni d'installer de coûteux échafaudages. Gain de temps et d'argent Les équipes ne se déplaceront que si une réparation est nécessaire. Grégory Meys, qui travaille sur ce projet pour Engie, nous explique que « les drones ont entraîné une réduction drastique des coûts de maintenance en une année d'utilisation ». Car dans un certain nombre de cas, le diagnostic révèle qu'aucune intervention n'a besoin d'être réalisée. Bien évidemment, ce n'est pas le drone qui dresse ce bilan de sa propre initiative. Le pilotage du drone est assuré par un prestataire spécialisé (LDV). En concertation avec les techniciens d'Engie, l'engin est équipé des bons outils de mesure - le plus souvent, une caméra HD. Lors de l'opération de contrôle, le technicien visionne les images et détermine si la chaudière a besoin d'une intervention. Vers de la modélisation 3D Pour contrôler une installation, cela demande 15 à 30 minutes. Au-delà de 20 minutes de vol par contre, le drone souffre d'un manque d'autonomie. Il faut alors le sortir de la chaudière et l'équiper d'une nouvelle batterie. Au total, le coût d'une opération de contrôle par drone coûte entre 1 500 et 2 000 euros par jour. Le succès de ce programme, nous confie Grégory Meys, fait des émules. D'autres divisions d'Engie se sont montrées intéressées, pour des problématiques équivalentes, par exemple dans la pré-inspection de postes haute-tension. Le système sera d'autant plus efficace prochainement car il va évoluer : à terme, un scan 3D des chaudières sera fait par les drones afin d'automatiser leur plan de vol, et de gagner encore du temps. Source : http://www.clubic.com/pro/actualite-e-business/actualite-771014-engie-drone-chaudiere.html Par Thomas Pontiroli le vendredi 19 juin 2015

14 Juin, 2016 par
Avant de s'intéresser aux phénomènes mécaniques et chimiques qui influent sur la durée de vie d'un appareil de robinetterie, il convient préalablement de définir ce que sont les appareils de robinetterie à usage industriel. Dans le langage courant, ces appareils sont très régulièrement confondus avec la robinetterie domestique qui utilise des appareils de conception, de matériaux et d'usages totalement différents. En effet, ces appareils de plomberie ne véhiculent aucun produit dangereux mais exclusivement de l'eau et ce, à des pressions de service extrêmement faibles (inférieures à 10 bars). La robinetterie industrielle, quant à elle, permet de véhiculer sous de très fortes pressions (de 10 à 420 bars pour les appareils les plus courants) des fluides extrêmement divers dont certains sont parfois corrosifs, dangereux, nocifs ou explosifs. Pouvant être indifféremment installés sur une ligne véhiculant de l'huile, de l'essence ou un gaz, les appareils de robinetterie industrielle se doivent d'assurer une parfaite étanchéité tant interne pour assurer la sécurité de l'unité de production, qu'externe pour assurer la sécurité du personnel intervenant. Les industries utilisant ces mêmes appareils vont de l'usine de fabrication de mayonnaise ou de savon aux sites SEVESO véhiculant des produits dangereux et/ou toxiques. La robinetterie industrielle est constituée de 4 grandes familles d'appareils : - les vannes, - les robinets, - les clapets, - les robinets à boisseaux Bien évidemment, chacune de ses familles se décline également en de très nombreuses sous catégories présentant des conceptions extrêmement diverses et variées. Les vannes : Ces appareils représentent la majorité des appareils de robinetterie industrielle. Les vannes sont constituées de 4 éléments principaux : - un corps (généralement fabriqué acier moulé en fonderie) - deux sièges Ces pièces usinées sur machine-outil sont généralement fabriquées dans un acier inoxydable. Ces sièges sont ensuite insérés dans le corps de vanne puis soudés - un obturateur Cette pièce de fonderie vient se poser sur les 2 sièges et ainsi obturer le passage du fluide. Dans la position du schéma, la vanne est "fermée". - une tige de manœuvre Cette pièce également confectionnée sur machine outil permet, par l'intermédiaire du volant, de monter ou de descendre l'obturateur dans le corps de la vanne pour ouvrir ou fermer la veine de fluide. La vue éclatée ci-après, permet de visualiser ces différentes parties. Les mouvements ascendants et descendants de la tige de manœuvre permettent à l'obturateur de monter et descendre dans le corps de la vanne (l'obturateur coulissant sur des "rails" appelées barrettes de guidage). L'obturateur qui présente deux faces d'étanchéité spécifiquement usinées, vient se poser sur ses deux sièges qui sont également spécifiquement usinés. Ainsi et malgré des pressions pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines de bars, le fluide est "bloqué" et ne peut circuler. Dans le langage industriel courant, ces appareils sont appelés des "vannes de barrage". A suivre ...

27 Juin, 2016 par
Les robinets à soupape : Comme nous l'avons vu dans le précédent paragraphe, les vannes sont appelées vannes de barrage parce qu'elles sont utilisées pour fermer ou ouvrir complètement les veines de fluide. Toutefois, les industries doivent également pouvoir 'réguler' le déplacement de leurs fluides de 0 à 100% pour mélanger leurs produits, contrôler le fonctionnement d'une machine, accélérer ou réduire une ligne de fabrication, etc… Or, de par sa conception, la vanne n'est aucunement adaptée pour un tel usage. En effet, cette dernière est constituée d'un obturateur qui vient couper la veine fluide en la "tranchant", telle une fenêtre-guillotine ou une porte descendante (d'où la dénomination de "gatevalve" pour les anglo-saxons). Dans ces conditions, si la vanne n'est qu'entrouverte, l'obturateur se trouve à mi-chemin dans la veine fluide. Sa partie inférieure se trouve ainsi immergée dans un courant de fluide passant à très grande vitesse ou à forte pression. Comme nous le verrons ultérieurement, ces fluides industriels sont chargés de particules et corps étrangers. Ces fluides ainsi que leurs particules projetés à grande vitesse sur l'obstacle que constitue alors le bas de l'obturateur viennent le percuter et l'éroder. A court terme, il se retrouve laminé et abrasé dans sa partie inférieure de la même façon que s'il avait été soumis à un grenaillage continuel durant plusieurs heures. Aussi, pour pouvoir réguler les fluides, il convient donc d'utiliser les robinets à soupape dont voici ci-contre un plan de principe. Tout comme la vanne, le robinet est constitué d'un corps et d'une tige de manoeuvre, mais il ne dispose que d'un seul siège lequel vient être obstrué par l'obturateur. Contrairement à la vanne, l'obturateur ne vient pas ici "couper" la veine fluide, mais elle bien la "boucher". Dès lors et par l'intermédiaire du volant, en levant la tige de manoeuvre de quelques millimètres, l'on peut ouvrir progressivement la veine fluide qui s'échappe immédiatement vers la sortie du robinet sans avoir à percuter de plein fouet l'obturateur.

18 Juillet, 2016 par
Les clapets de non-retour : Comme nous l'avons vu précédemment, les vannes et les robinets à soupape sont des appareils de robinetterie qui permettent d'agir manuellement sur les fluides qu'ils véhiculent. Il existe enfin un troisième type d'appareil qui permet d'obturer automatiquement les fluides et ce, sans aucune intervention humaine : le clapet de non retour. Comme nous pouvons le voir sur le plan de principe ci-contre, cet appareil est également constitué : - d'un corps - d'un siège - d'un obturateur. Toutefois et contrairement aux vannes et robinets à soupape, les clapets ne disposent pas de volants ni de tige de manoeuvre permettant d'agir sur l'obturateur. Celui-ci est simplement suspendu sur un axe libre de mouvement. Ainsi, lorsque le fluide traverse le robinet (de droite à gauche sur cet exemple), le clapet se relève tout seul et le laisse passer. Il vient ainsi "flotter" au dessus de la veine fluide qui le maintient, par son débit et sa pression, dans cette position. A l'inverse, lorsque le débit s'arrête ou que le fluide vient à vouloir circuler en sens inverse (de la gauche vers la droite sur cet exemple), le clapet se trouve "emporté" par le fluide et vient se poser sur son siège. L'obturateur "bouche" alors la veine fluide et ce dernier ne peut plus circuler. De surcroit, plus la pression poussera sur l'obturateur, plus le clapet bloquera son passage et sera étanche. Il s'agit donc en l'espèce d'un appareil de robinetterie naturellement "automatique" qui permet à tout fluide de circuler dans un sens et d'en interdire le passage dans l'autre sens. Il n'y a pour cela aucune intervention humaine, ni moyen mécanique extérieur automatique (moteur, actionneur pneumatique, vérin, etc…)

24 Août, 2016 par
Les appareils quarts-de-tour : Les appareils quarts-de-tour sont des appareils adaptés à la régulation des fluides dont les manoeuvres de 0 jusque 100% d'ouverture se font en tournant un axe de manoeuvre de 0 à 90°. Ces appareils ne présentent pas de tiges de manoeuvre pour monter ou descendre un obturateur dans la mesure où ces derniers demeurent constamment dans la veine fluide. C'est en les manoeuvrant d'un quart de tour que l'on peut progressivement ouvrir ou fermer le passage du fluide. L'appareil le plus connu de cette famille est la vanne papillon dont le symbole représentatif est bien connu des usagers des anciens véhicules automobiles à essence qui nécessitaient l'usage du "starter". Cette vanne est constituée d'un disque obturant le passage du fluide. En faisant pivoter ce disque de 90°, il permet alors au fluide de pouvoir circuler à travers la vanne. Viennent ensuite les robinets à boisseaux sphériques. Basés sur le même principe de fonctionnement que celui des vannes papillon, l'obturateur est constitué d'une sphère, laquelle est percée de part en part. Cette sphère percée étant maintenue entre 2 sièges dans la tubulure de l'appareil, elle permet de bloquer ou de libérer la veine fluide suivant que son trou de passage soit ou non dans l'axe. Viennent enfin, les robinets à boisseaux coniques pour lesquels l'obturateur n'est ni un disque, ni une sphère, mais un cône également percé. L'ouverture ou la fermeture de ces appareils se fait donc en actionnant l'axe de manoeuvre de 0 à 90° d'où cette dénomination générale d'appareils quart-de-tour. Tout comme pour les vannes et robinets à soupape, ces différents appareils se déclinent en de très nombreuses versions tant sur le plan de l'étanchéité (métal/métal, métal/matériau souple, étanchéité par graisse, etc…) que sur le plan du fonctionnement (simple voie, double voie, commande manuelle, par actionneur, etc…). Fin de l'article